Les édifices religieux
Article ajouté le 29/02/2008 à 11:24:56
Comme dans le reste de la Tunisie, une très large majorité de la population tunisoise (aux environs de 98 %) est de confession musulmane sunnite. La capitale abrite donc un très grand nombre de mosquées de différents styles architecturaux, signes de leurs époques de construction respectives. La principale et la plus ancienne d'entre elles, la mosquée Zitouna, bâtie en 732 au cÅ“ur de la médina puis entièrement rebâtie en 864, est un prestigieux lieu de culte et, pendant longtemps, un important lieu de culture et de savoir en abritant les locaux de l'Université Zitouna jusqu'à l'indépendance de la Tunisie. Il accueille encore les cérémonies marquant les principales dates du calendrier musulman auxquelles assiste régulièrement le président de la République.
La médina regroupe la plupart des grandes mosquées de la capitale qui sont toutes construites avant l'avènement du protectorat français :
La mosquée de la kasbah, fondée en 1230 et pratiquant le rite hanéfite depuis 1584, se distingue surtout par la coupole en stalactites précédant le mihrab ainsi que par son minaret qui rappelle celui de la Koutoubia de Marrakech et qui est le plus haut de la ville.
La mosquée El Ksar, également de rite hanéfite, située en face du Dar Hussein (Bab Menara), aurait été édifiée au XIIe siècle.
La mosquée Hammouda-Pacha, construite en 1655, est la deuxième mosquée de rite hanéfite construite à Tunis.
La mosquée Youssef Dey fonctionne d'abord comme oratoire avant de devenir une véritable mosquée en 1631. Un décret beylical de 1926 fait de cette mosquée une annexe de l'Université Zitouna où l'enseignement est dispensé jusqu'à son transfert dans de nouveaux locaux à l'aube de l'indépendance.
La mosquée Sidi Mahrez est la plus grande mosquée hanéfite du pays. Construite en 1692, elle est d'inspiration ottomane et rappelle la mosquée Süleymaniye.
La mosquée Saheb Ettabaâ, bâtie entre 1808 et 1814 est la dernière mosquée construite à Tunis par les Husseinites avant l'occupation française.
La présence d'églises à Tunis témoigne de la présence française pendant un demi-siècle mais aussi des échanges de Tunis avec le reste du bassin méditerranéen. Tunis est par ailleurs le siège du diocèse de Tunis dont l'évêque siège dans la cathédrale Saint-Vincent-de-Paul, édifiée en 1897 sur l'emplacement de l'ancien cimetière chrétien de Saint-Antoine. à celle-ci s'ajoutent un réseau d'édifices catholiques, dont l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, mais aussi protestants avec l'église réformée et l'église anglicane Saint-Georges. La petite communauté orthodoxe est quant à elle regroupée autour de l'église grecque orthodoxe (1862), gérée par l'ambassade de Grèce, et de l'église russe orthodoxe (1957) qui témoigne de la présence en Tunisie d'une petite colonie de réfugiés russes blancs.
Le judaâsme bénéficie quant à lui d'une très longue tradition de présence dans la ville malgré l'émigration d'une grande partie de la communauté après l'indépendance. Parmi les lieux de culte juifs subsistent encore la synagogue Beit Yaacouv et surtout la Grande synagogue de Tunis édifiée à la fin de la première moitié du XXe siècle en remplacement de l'ancienne Grande synagogue démolie dans le cadre des travaux de réaménagement du quartier juif de la Hara.
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